Les Amis de
Christine de Rivoyre
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Mademoiselle des Landes
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Une oeuvre à redécouvrir
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« C’est en février que tout commença. Je revois les griffes noires que les marronniers de l’avenue Montaigne brandissaient sur un ciel de buvard ; je les revois comme si on les enfonçait dans mon cœur. »

Christine de Rivoyre, L’Alouette au miroir (1955).
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« L’amour me donne faim. Est-ce un crime ? Georges pense que oui, je le sais, je le sens. Dans un instant, je vais détacher ma jambe de la sienne, mon cou de son bras et je roulerai à plat ventre en disant : Que j’ai faim ! »

Christine de Rivoyre, La Mandarine (1957).
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« Syracuse, en Amérique, ça existe, je le jure. C’est une ville pas plus laide qu’une autre, des gens comme vous et moi et cinq lacs alentour que l’on appelle – ô judicieuse Amérique – les Cinq Doigts. »

Christine de Rivoyre, La Tête en fleurs (1960).
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« Si vous croyez que c’est toujours marrant d’être un garçon de quatorze ans et huit mois, vous vous trompez. Souvent, très souvent, c’est la barbe. »

Christine de Rivoyre, La glace à l’ananas (1962).
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« Il ne faut pas s’énerver surtout pas s’énerver respirons. Il n’est encore que sept heures dix. Il reste une demi-heure pour rentrer à Boulogne, trente minutes, trente fois une minute, quinze fois deux, trois fois dix, six fois cinq, il n’y a pas de quoi se dévorer le foie. Etre calme, se moquer des chauffeurs de taxi comme des contractuels, comme des sonneries, respirer, respirer. 

Christine de Rivoyre, Les sultans (1964).
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«Un homme marche vers moi, c’est la tombée du jour, il avance parmi les hautes herbes de la lande (en patois on dit des aouges), il traverse une coupe de pins, enjambe des tronçons de bois écorcés, corail ou chair, j’entends le bruit de ventouse que font ses bottes en caoutchouc.»

Christine de Rivoyre, Le Petit matin (1968).
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« L’amour ça ne se juge pas, le bonheur ça ne se refuse jamais et le plaisir ça se prend. »

Christine de Rivoyre, Fleur d’agonie (1970).
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« La mort est la séparation de l’âme et du corps. Ca, c’est ce que dit le catéchisme. Pas très honnête, le catéchisme. Comme si, au moment de la mort, tout se passait gentiment, équitablement. »

Christine de Rivoyre, Boy (1973).
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« Moi ? Un homme qui flotte. Pour deux raisons. L’une est évidente : je suis sur un bateau, en mer Egée. L’autre. Et si j’écartais la deuxième raison ? »

Christine de Rivoyre, Le voyage à l’envers (1977).
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« Elle eut recours au remède que l’enfant de la campagne réclamait de tout son corps, de tous ses sens, elle se laissa couler dans la terre de son pays, dans l’odeur verte, un peu âcre de l’herbe et se sentir devenir herbe, feuille, mousse, terre, jardin. Alors les larmes jusque-là retenues, coulèrent, envahirent ses joues, glissèrent jusqu’à sa bouche. »

Christine de Rivoyre, Belle Alliance (1982).
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« Dans une grande glace, elle s’aperçoit et salue ironiquement, salut Reine Puypérous, le reflet de la grande femme de cinquante-sept ans, grisonnante, pas maquillée, vêtue d’un vieil imperméable, chaussée de ballerines rouges, qui promène son corniaud, avant le jour, dans les rues du quartier Latin. Si les enfants savaient ça. Les enfants ne savaient pas, ne sauraient jamais. » (Reine Mère, 1985)

Christine de Rivoyre, Reine mère(1985).
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« Ah ! Ces images, toutes ces images que j’enregistrais une à une en détail, qui repasseraient par la suite dans ma tête comme une film d’épouvante dont je serais l’une des actrices et lui, le cheval gris, le héros foudroyé. »

Christine de Rivoyre, Crépuscule taille unique (1995).
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« Epoque, ai-je dit ? Oui, époque déjà bien distante, sur quoi je me retourne comme sur une embarcation que menace la nuit, comme sur une maison vide, portes et volets grands ouverts. Et moi, je ne perds pas courage, je hèle les passagers de l’embarcation, je conjure les habitants de la maison d’apparaître sur le seuil de la porte. »

Christine de Rivoyre, Racontez-moi les flamboyants (1995).
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« J’aime mon père depuis qu’il est mort. De plus en plus. Je ne m’imaginais pas que je l’aimerais autant. Je ne lui ai jamais dit : je vous aime. De toutes façons, nous n’étions guère doués dans la famille pour les déclarations à bout portant et papa n’en demandait pas. »

Christine de Rivoyre, Flying Fox (2014).
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«Un homme marche vers moi, c’est la tombée du jour, il avance parmi les hautes herbes de la lande (en patois on dit des aouges), il traverse une coupe de pins, enjambe des tronçons de bois écorcés, corail ou chair, j’entends le bruit de ventouse que font ses bottes en caoutchouc.»

Christine de Rivoyre, Le Petit matin (1968).

Christine de Rivoyre : une histoire landaise

Christine de Rivoyre :
une histoire landaise

Journaliste, romancière à succès, membre du jury Médicis pendant près de 50 ans, Christine de Rivoyre aura consacré sa vie à la lecture et à l’écriture. Ses romans : La Mandarine, Le Petit matin, Boy auront marqué leur époque et sont aujourd’hui des classiques de notre littérature.

Christine de Rivoyre : une histoire landaise

Journaliste, romancière à succès, membre du jury Médicis pendant près de 50 ans, Christine de Rivoyre aura consacré sa vie à la lecture et à l’écriture. Ses romans : La Mandarine, Le Petit matin, Boy auront marqué leur époque et sont aujourd’hui des classiques de notre littérature.

La demoiselle des Landes

Profondément attachée à la terre de son enfance, les Landes, comme Colette le fut à sa Bourgogne natale, Christine de Rivoyre a écrit avec la terre de son pays et s’est imposée comme un des meilleurs peintres de la nature landaise. Sa maison, à Onesse-Laharie, entre océan et forêt, incarne ce lien indéfectible.

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